Le dernier jour d’un condamné, Victor Hugo

Le dernier jour d'un condamné, Victor Hugo

Texte intégral: ici
Nb de pages: 100

Quatrième de couverture:
 » Adieu l’espoir, adieu les roses, adieu la nature et le vent ; tout cela n’est plus a moi ; Et Marie, ma pauvre petite fille qui t’aimera désormais ? Mon cœur saigne toute ma rage…  »

Qui parle ? Un homme semblable à tous les autres dans l’attente de la mort. Dehors dans la lumière pâle du petit matin, la guillotine projette son ombre sur le pavé. Dans quelques heures, cet homme sera exécuté. Son crime ? Il n’en dit rien. Le temps presse. Sur le papier qui lui reste, il jette encore ses terreurs et ses angoisses, se souvient du bonheur enfui…

Qu’espère-t-il ? Conserver la force de se tenir debout.

 » Que ce que j’écris ici puisse être un jour utile à d’autres, que cela arrête le juge prêt à juger, que cela sauve des malheureux, innocents ou coupables, de l’agonie à laquelle je suis condamné… « .

Ma critique:
Je vous présente aujourd’hui un court roman d’une centaine de pages que j’ai eu à lire dans le cadre de mon cours de français au cégep. Déjà, ma relation avec ce livre commence mal! Je dois préciser que je n’aime pas les classiques. Mais ce roman était « correct ». Cela s’explique sans doute par le fait qu’il est très court et que j’admire Hugo d’avoir pris une ferme position contre la peine de mort.

Le roman en soi est pas si catastrophique. Hugo écrit l’histoire du point de vue d’un prisonnier condamné à mort. On le suit donc de sa sentence à son exécution à l’hôtel de ville de Paris. Ce roman a été écrit au 19e siècle et s’inscrit donc dans la littérature romantique lyrique.

J’ai beaucoup aimé l’aspect critiqueur d’Hugo. Il fallait bien oser défendre ces criminels condamnés, critiquer les procédures qui étaient alors en place dans les années 1800. Je trouve qu’il est vraiment étonnant qu’il se soit prononcé sur un sujet aussi controversé.

Il dénonce et critique ce que tous pensaient réussir à faire en imposant la mort à certains criminels. Il affirmait dans son roman que la peine de mort n’est pas dissuasive. La foule vit les exécutions dans une ambiance de fête. Aussi, les centaines de noms de prisonniers qui se trouvaient dans la cellule du condamné prouvent encore cet aspect de la peine de mort que Hugo a réussi à réfuter.

Aussi, on croyait alors qu’enlever la vie à un homme lui permettrait de s’expier et de regretter le geste. Cependant, en 6 semaines (temps que prennent les procédures), le prisonnier n’a aucun temps de répit afin de réfléchir à son  geste et à ses conséquences. Il ne pense qu’à sa mort prochaine. Le prisonnier fait état de ceci au chapitre 34 lorsqu’il confie qu’il aimerait regretter son geste mais qu’il n’en a pas le temps.

Et, finalement, beaucoup pensaient à l’époque d’Hugo que la guillotine humanisait le supplice. Auparavant les exécutions se faisaient à la hache ou à l’épée, et les bourreaux pouvaient parfois manquer leur coup et devaient recommencer. Avec la guillotine, ces erreurs auraient été moins fréquentes… Mais il ne faut jamais oublier qu’il pouvait toujours avoir des erreurs!

En conclusion, j’ai plus ou moins apprécié ce livre parce que je n’aime pas les classiques en général. Par contre j’ai aimé l’aspect de contestation contre cette peine que je n’aime pas du tout, moi non plus!

« Les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis. »  Page 14

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